Internat du lycee de Dammartin-en-Goële

Dammartin-en-Goële

Démarche HQE
Lauréat du concours 2013

  • Programme :
    INTERNAT DE 80 PLACES
  • Maîtrise d’ouvrage :
    REGION ILE-DE-FRANCE, SAERP
  • Maîtrise d'oeuvre :
    LANKRY ARCHITECTES ; FACEA INGENIERIE, ALYANGE INGENIERIE ACOUSTIQUE
  • Surface :
    1 980 m² SP
  • BUDGET PREVISIONNEL :
    3,6 M€HT
  • Calendrier :
    livraison 2015

L’internat est conçu comme un bâtiment compact, il est implanté le long de la voie de desserte interne du lycée. Son volume s’inscrit simplement dans la géométrie du lycée, prolongeant son ordonnancement régulier. Dans le même esprit d’inscription dans les lieux, nous avons choisi de réinterpréter l’une des caractéristiques des bâtiments du lycée, composés de simples boites au volume minimal posées sur socle.

Aussi partant de ce dispositif, nous ménageons un décalage entre le socle à rez-de-chaussée accueillant les services partagés et les quatre niveaux supérieurs d’hébergement. Ce décalage donne à l’édifice une silhouette particulière qui permet de souligner la singularité de ce programme dans le lycée. Il assure une césure entre l’espace du lycée et l’ambiance plus domestique de l’internat. L’écart permet également la création d’un espace extérieur protégé qui abrite le seuil du bâtiment, permet de prendre l’air, d’attendre les copains. Sa façade et son plafond en inox démultiplie les reflets et font de ce seuil abrité un lieu extraordinaire dans le lycée. Les lycéens passent ce miroir sans teint pour accéder à leur chez eux, comme on accède à un lieu secret.

L’épiderme de l’internat propose un dialogue entre nature et construit et offre une nouvelle interprétation de la formule un peu désuète « se mettre au vert ». Si le premier ingrédient du projet est la nature, la nature pour de vrai, matérialisée par le jardin dessiné en partie ouest du site, le second est une nature abstraite incarnée par le volume de l’internat. La peau du projet met en jeu une fiction de nature à l’apparence d’une forêt numérique sur l’ensemble des façades. Ce camouflage accentue encore la distance entre le lieu de vie et les lieux d’apprentissage.